Kinésiologie

Pourquoi je vous demande souvent : « C'est où dans votre corps ? »

5 min de lecturePar Julie Brun
C'est où dans votre corps ? L'écoute des sensations en kinésiologie

Si vous êtes déjà venu(e) au cabinet, vous m'avez forcément entendue vous poser cette question : « Et cela se situe où, dans votre corps ? Qu'est-ce qui se passe là, tout de suite, dans votre corps ? », « Est-ce que ça chauffe, est-ce que ça pique, est-ce que ça se serre ? ».

Parfois, cette question surprend. On s'attend à devoir analyser avec sa tête, à expliquer le « pourquoi » de son problème, ou à chercher une réponse logique. Alors pourquoi est-ce que je vous invite à ramener systématiquement votre attention sur vos sensations physiques ?

Le mental pense, mais le corps sait

Notre tête est formidable pour analyser, rationaliser, mais aussi trouver des excuses ou minimiser notre souffrance. Car votre mental a aussi une spécialité : la stratégie de contournement. Pas étonnant quand on sait que notre inconscient est avant tout là pour nous protéger. Mais le corps, lui, ne peut pas mentir.

D'ailleurs, bien souvent, quand nous abordons un événement marquant, un schéma familial ou une émotion refoulée :

  • la gorge se noue,
  • la poitrine se serre,
  • le ventre se tord,
  • une grande vague de chaleur traverse les épaules,
  • et autant d'autres sensations qui peuvent traverser le corps.

Ce que j'ai appris — et expérimenté — en faisant Vipassana, c'est qu'une émotion est avant tout une sensation. La colère, c'est d'abord un endroit qui se serre, qui chauffe. La tristesse, ça peut être du froid, du vide.

Explorer ses sensations, c'est un peu comme regarder en face ses émotions.

En vous ramenant à vos sensations, je ne cherche pas à savoir ce que vous pensez du problème, mais à repérer où le stress est physiquement stocké ; le test musculaire utilisé en kinésiologie va me permettre de faire remonter tout cela à votre conscient.

Valider le ressenti pour désamorcer le stress

Beaucoup d'entre nous ont appris, très tôt, à couper le contact avec leurs sensations : « Ne pleure pas », « Ce n'est rien », « Sois fort(e) ». Résultat ? Nous vivons « coupés en deux », avec une tête qui contrôle tout et un corps qui ne ressent plus rien.

Lorsque je vous demande d'identifier une sensation — même infime — et de la nommer, il se passe quelque chose de magique au niveau de votre système nerveux : la sensation est enfin reconnue.

Mettre des mots sur une sensation physique, c'est envoyer un signal de sécurité à votre cerveau. Ce que l'on accepte de ressentir finit par se dissoudre, puisque tout est impermanent.

La sensation ne dure jamais : elle apparaît, elle disparaît. Mais si on ne l'écoute pas, elle va forcément continuer à se manifester. En séance, poser votre attention sur une tension au moment où nous mettons le doigt sur le blocage, puis après l'équilibration, permet au corps d'intégrer que le danger est passé.

Vous réapproprier les signaux de votre boussole intérieure

La kinésiologie n'est pas une thérapie passive où vous subissez un soin. Vous êtes l'acteur principal de votre guérison.

En vous habituant à écouter les micro-signaux de votre corps pendant nos rendez-vous, vous développez un réflexe précieux pour votre vie de tous les jours :

  • vous apprenez à sentir la différence entre un « oui » fluide dans le corps et un « non » qui crispe le ventre ;
  • vous repérez les premiers signes d'épuisement ou de dépassement de vos limites, avant qu'ils ne se transforment en maladie ou en burn-out ;
  • vous retrouvez confiance en vos intuitions et renouez ainsi avec votre plein potentiel.

« Et si je ne sens rien pendant la séance ? »

C'est une inquiétude que j'entends très souvent : « Je suis désolé(e), mais je ne sens absolument rien, est-ce que ça marche quand même ? »

Rassurez-vous : ne rien sentir est déjà une information précieuse, et pendant une séance de kinésiologie, il n'y a rien à réussir.

L'absence de sensation ou l'impression de « flou » est une réponse tout à fait normale du système nerveux. C'est un mécanisme de protection (souvent appelé sidération ou dissociation) mis en place autrefois pour vous protéger d'une émotion trop intense.

Si vous ne sentez rien, nous accueillons ce « rien » avec la même bienveillance. Petit à petit, au fil des séances et à votre rythme, le corps se remet en sécurité et réapprend à parler.

Du mental à la sérénité corporelle

La kinésiologie utilise le test musculaire pour dialoguer avec votre mémoire cellulaire, mais le véritable déclic se produit lorsque votre conscience rejoint votre corps.

Vous n'avez pas besoin d'être un expert de la méditation ni d'avoir une sensibilité exacerbée pour venir en séance. Venez simplement comme vous êtes, avec vos doutes, vos tensions et même votre mental hyperactif.

Envie de faire l'expérience d'une reconnexion à vos ressentis ? Prendre rendez-vous →

Julie Brun, kinésiologue à Paris

Julie Brun

Kinésiologue à Paris 10ème. J'accompagne adultes et enfants vers plus d'équilibre, à l'écoute du corps.

← Revenir au blog

Envie d'en parler ?

Prenez rendez-vous ou écrivez-moi : je réponds à vos questions avec plaisir.

Prendre rendez-vous